Avis sur les Cordes Ecarlates

Voici les avis complets de différents bloggeurs sur « Les Cordes Ecarlates ».

Chronique de Cha, l’Eden des Rêves, 17 juillet 2015

Il m’apparaît très difficile de résumer cette nouvelle qui mélange les moments du présent dans lequel Artzel joue et du passé dans lequel nous apprenons comment il est entré dans le sillage de l’hymne écarlate, partition incomplète et qui semble être devenue son unique raison de vivre. Parce qu’en fait, on se dit, une fois la lecture terminée, que nous avons aussi eu droit à quelque chose de mélodieux et d’envoûtant.

Dès les premières lignes, nous sommes happés par cet hymne qui, même s’il n’a pas commencé, semble déjà se murmurer et résonner entre les mots. Le récit joue sur le registre de la musique qui s’envole parfois, mais aussi sur des images très fortes qui percutent votre esprit d’une façon assez impressionnante. Je suis encore sous le charme de ce qu’Andréa Deslacs a réussi à composer.

Sans compter que même si les passages où l’hymne écarlate est joué me paraissent encore les plus sensationnels et tout simplement mes préférés durant cette nouvelle, on suit un fil conducteur parfaitement intriguant et intéressant. On sent très vite qu’il y a quelque chose en plus, mais pour ma part, je ne me suis pas du tout doutée de la fin qui nous était préparée. Certains indices nous permettent pourtant de deviner… sauf que j’ai été trop obnubilée par l’hymne pour m’en soucier. Comme Artzel !

D’ailleurs, c’est la fin – très bien trouvée – qui m’aura fait redescendre doucement de mon nuage. Elle m’a presque dérangée, même si elle reste poétique, quelque part et surtout un peu effrayante, ce qui reste dans le registre des nouvelles que j’ai pu lire chez Fantasmagorie. On côtoie le merveilleux et des choses moins merveilleuses, et on se laisse embarquer jusqu’à la fin !

D’ailleurs, dites-vous que pour si peu de pages (un peu plus de 30), c’est juste incroyable de ressentir autant ! On s’y croirait ! Il y a même un peu de complicité, d’humour… quand je vous dis qu’on s’y croit ! Même si à la fin, ça a été un peu la douche froide, je veux rester sur les notes enchanteresses qui m’ont guidée jusqu’au point de non-retour.

Vous vous doutez donc bien que la plume est juste incroyable, travaillée, mélodieuse… et j’en passe ! C’est une nouvelle qui ne ressent pas comme telle qui vous fait voyager pour le peu que ça peut durer ! (et ça s’étire, après)

En conclusion, cette nouvelle est encore une réussite pour moi, car même si la conclusion m’a un peu refroidie (j’y peux rien, même si je trouve que c’est intelligemment mené !), j’ai été envoûtée à mon tour par le récit d’Andréa Deslacs qui nous présente une histoire recherchée, travaillée, et d’un aspect merveilleux. Alors… vous laisserez-vous charmer à votre tour par Les Cordes Écarlates et les secrets que renferme cette nouvelle ?

Ce sera un 17/20 pour moi et chapeau bas ! (et cette couverture est superbe !)


Chronique par Gabrielle Viszs, Chroniques livresques, 23 juillet 2015

Je remercie Laure Gianesello, de la maison d’édition Fantasmagorie pour l’envoi de cette nouvelle dans le cadre de notre partenariat. J’aime beaucoup la couverture, qui reprend le résumé dans le sens où il manque quelque chose dans la musique.

« L’hymne écarlate », une musique qui envoute les salles entières, surtout lorsqu’elle est jouée sur le violon blanc. Cet instrument est parfait, tant dans sa couleur que dans la façon dont il fait vibrer les notes de cet hymne. Un violoniste, Artzel, va jouer parfaitement cette partition difficile. Ce n’est plus jouer, c’est de la maitrise totale de cet hymne qu’il va montrer et faire écouter à ce public. Entre l’envoutement de ces derniers et l’obsession qui semble se propager dans le corps de Artzel, « L’hymne écarlate » semble prendre possession des gens. Sauf que cette partition n’a jamais été terminée et que cela devient préoccupant pour le violoniste, mais aussi son maître. Jusqu’où l’envie de savoir peut amener un homme ?

Je vais être honnête, je me suis demandé où l’auteur pouvait bien nous embarquer dans cette histoire. Une partition incomplète, un violoniste qui veut entendre la suite, son maître qui la cherche désespérément depuis si longtemps. Entrer dans cette histoire n’est pas de tout repos. Le violon blanc a une âme, une histoire, un passé. Artzel n’est pas le premier à jouer dessus et ne sera probablement pas le dernier non plus. C’est un jeune homme qui a travaillé énormément pour maitriser cette partition. Valgo Adage, son maître, est intriguant dans le sens où il ne se dévoile pas facilement. L’auteur nous offre malgré tout quelques instants volés de son intimité, mais vu par Artzel, notre prodige.

Les mots rappellent la légèreté parfois de la mélodie, mais aussi la tristesse, la profondeur, le mal-être, puis l’envol. Tout comme cet hymne, le récit découle avec une grande facilité. Une harmonie qui se laisse découvrir tranquillement.

La fin m’a surprise, rien ne m’y avait préparé, même si des indices avaient été disséminés ici et là, je n’ai rien vu venir. Pourtant j’ai une imagination fertile, mais le fait de vouloir découvrir en même temps que Artzel la suite de cet hymne, j’ai laissé de côté ce qui pouvait arriver au final. J’ai adoré les derniers paragraphes où nous découvrons qui sont réellement les personnages. J’avoue que sans ce côté fantastique j’aurais été moins emballée. Dans tous les cas, nous savons qui jouera de ce violon blanc plus tard. J’ai passé un bon moment de lecture, il n’y a pas de doute possible. L’envoutement est autant pour le lecteur que pour les personnages.

 


Chronique de Yannick, Blog de la Prose-café, septembre 2015

Cette nouvelle est bouleversante, puissante en sensations et en émotions.

L’auteure retranscrit à merveille les sensations que l’on éprouve avec la musique, pas seulement du côté du musicien mais aussi celui de l’auditoire.

Imaginez vous écouter ou jouer le morceau ultime que rien ne peut surclasser. Comment réagiriez vous?

N’avez vous jamais pleuré en écoutant un air?

J’ai re vécu tout cela en lisant ce texte.

J’ai perdu mon âme en lisant ce texte.

Merci à Fantasmagorie et à Andrea


Chronique de l’Imaginarium, septembre 2015

Cette nouvelle histoire des éditions Fantasmagorie ne déroge pas à la règle : une très jolie couverture qui colle bien au texte (même si je vois le violon moins gris) et une plume recherchée et poétique.

« Il ferma les yeux et tenta de respirer profondément pour calmer les battements affolés de son cœur. Le tissu de sa chemise blanche aux dentelles délicates s’avérait si fin qu’Artzel sentait le bois du violon albâtre contre sa poitrine contrite. Le contact froid de l’instrument lui amena un immense réconfort. La dysharmonie de son métronome cardiaque se dilua pour redevenir une mer paisible et confiante. »

De plus, cette histoire est vraiment hors cadre. Car finalement, il s’agit ni plus ni moins de l’histoire d’un violon au destin hors du commun. Mais pas que. Je tiens à noter tout de suite cette fin à laquelle je n’avais pas songé un quart de seconde. On comprend que ce violon albâtre aux ordres écarlates est particulier certes… Mais j’ai été très agréablement surprise par cette fin superbement menée et adéquate.

Comme je le disais, « Les cordes écarlate » est un texte empli de poésie de par son écriture mais aussi de par cette plongée dans les mélodies classiques, dans les pleurs et les joies de l’instrument. Au fil du texte, nous avons des flash back qui nous mènent de la rencontre entre l’archer et son violon jusqu’au concert représentant le présent. Et à chaque tranche de vie commune à Artzel et son instrument, à chaque émotion ressentie, une part de la partition correspond. Je ne maîtrise pas assez le son de la musique classique et des violons pour entièrement décoder l’hymne, mais les événements vécus par Artzel me permettaient d’imaginer quelle mélodie le violon laissait s’envoler.

« Artzel ne se tenait déjà plus là. Plus là dans le monde des mortels. Plus là dans cette royale salle de banquet. Plus là face aux plus grands noms et hommes du Royaume. Il se trouvait… Au cœur de cette note langoureuse qui le sommait de la jouer. Dans cette vibration puissante et déchirante. »

Mais cette partition si majestueuse semble porter inlassablement le même défaut : elle n’est pas finie. Et Artzel et son mentor n’auront de cesse de trouver cette fin, car la partition a ceci de particulier : elle est obsédante et prend la première place dans les vies de ceux qui tombent sous son charme.. Mais les obsessions peuvent parfois mener loin… Le violon tiendra-t-il sa Promesse ? Celle qu’il fait entrevoir à ceux qui l’écoutent ?

Cette nouvelle est assez particulière et demande de l’implication mais le jeu en vaut la chandelle. L’auteur se fait un malin plaisir à nous mener en bateau tout le long de la lecture : quelques indices auxquels nous ne prenons pas assez attention, pour nous mener vers cette fin renversante qui donne tout son sens à ce texte. Une nouvelle pas facile d’accès mais sincèrement intéressante et poétique… Dont la fin reste gravée dans ma mémoire.


Avis de Democratz, sur Babelio, 30 janvier 2017

Avec « Les Cordes écarlates » nous suivons un jeune protagoniste du nom Artzel Cecade. Ce virtuose fut le vainqueur de la compétition annuelle du conservatoire et a obtenu le privilège de faire valoir ses talents devant le prince Adefae d’Acadea, un homme à l’oreille avertie et amoureux des arts.
Afin de faire vibrer son auditoire, Artzel va jouer d’un étrange violon blanc ayant appartenu à un autre jeune prodige nommé Caède, disparu tragiquement.
Cependant lors de cette cérémonie d’anniversaire, le violon va s’enrayer et va refuser d’accomplir les notes si particulières et envoutantes de l’Hymne écarlate.
Maître Valgo propriétaire du violon pourrait l’apaiser en apportant une solution au désespoir du jeune artiste mais à quel prix ?
Voici encore une excellente nouvelle sélectionnée par les éditions Fantasmagorie. Les pages tournent seules et nous sommes happés par l’intrigue ainsi que par le style de l’auteur.
Andréa Deslac est comme un diamant brut qui brille par son talent de conteuse d’histoire. Sa plume harmonieuse, nous procure un plaisir intense. Chacun des mots est très habilement choisi comme des notes sur une portée et la nouvelle se dévore d’une traite avec une saveur de grand cru.
Il est clair que si vous vous lancez dans la lecture des « cordes écarlates », il vous sera difficile de ne pas succomber au lyrisme et au charme de cette nouvelle.

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