Nouvelles en libre accès

Envie de lire des nouvelles au fil des pages du net, sans avoir à débourser quelques deniers ?
N’hésitez pas à visiter ces différents sites :


Ô toi, ma Némésis, de l’autre côté du placard !

Cette nouvelle fantastique fut publiée en 2010 pour la websérie diffusée par Werewolf Studio des Histoires de la Pleine Lune – Edition Halloween .
Puis, elle fut reprise par le site d’YmaginèreS qui en propose une lecture gratuite sur sa bibliothèque libre d’accès.

Extrait :

Mister-Potiron-VayLes cloches dans le lointain sonnèrent une nouvelle fois de leur carillon d’alerte. Les heures les plus sombres de cette nuit s’engrenaient lentement. À l’extérieur du domaine, les monstres fêtaient leur triomphe sur les vivants de leurs rires gras, de leurs chants déments et faux. Leurs victimes les suppliaient pitoyablement de les épargner et tentaient lâchement d’acheter leur miséricorde. Les idiots.
Akzeba claqua la porte d’entrée.
L’éclat lumineux issu du couloir derrière lui découpa sa longue ombre dans le rectangle déformé qui gisait à ses pieds. Nulle inquiétude n’altérait son pas, alors qu’il pénétra dans la salle des ténèbres. Sous son masque hideux à la teinte livide et à la longue cicatrice en barbelé sur sa joue, ses lèvres rouge sang se plissèrent dans une moue dégoûtée. À travers les fentes de ses yeux, ses pupilles balayèrent les environs et s’arrêtèrent sur le vaste placard en face de lui. Il laissa échapper un son guttural de satisfaction et se mit en marche dans cette direction.
— Te voilà ! susurra-t-il. Ô toi, mon passage magique vers l’autre monde !
Il s’était arrêté à mi-chemin et contempla l’objet de toutes ses convoitises.
L’armoire occupait de sa largeur tout le mur au fond de la pièce. L’innocence feinte de son apparence ne le trompait pas, pas plus que la blancheur immaculée sous laquelle elle cachait sa vraie nature diabolique.
Son regard suivit les arabesques de bois moulu qui décoraient ses vantaux, mais plus que tout, ses yeux étaient hypnotisés par les poignées des deux battants centraux.
Son sourire aux longues canines se dessina de nouveau et une langue gourmande vint pourlécher sa lèvre inférieure.
— Tu es à moi ! J’arrive ! feula-t-il.

Illustration de Vay


Pour une vingt-cinquième heure

N’avez-vous jamais couru après cette vingtième heure ? Le temps file entre nos doigts. Que serions-nous prêt à sacrifier pour ajouter quelques minutes supplémentaires à nos journées refreinées ?
Le site d’YmaginèreS propose depuis 2011 à la lecture, cette nouvelle fantastique. Trouvez-vous un peu de temps pour la lire ?

Extrait:

clock-86166_1280-photo-asthenopUne seconde s’égrène derrière sa sœur qui fut sa mère, non sa grand-mère, non son arrière-grand-mère, non sa…
Et merde !
Le temps file. Les Parques ricanent et coupent leurs fils.
Un sourire se dessine.
Clatch.
Le nez déjà se tord vers la droite, alors que la trotteuse reprend sa course après une pause, brève mais précise, sur le douze. Elle fonce vers la commissure de la lèvre que forme ce « v » narquois esquissé par l’aiguille des heures se rapprochant du deux et celle des minutes qui vient de quitter le dix.
Une minute vient de disparaître et de mourir, et moi, je glande à regarder, hypnotisée, cette maudite pendule murale fixée au-dessus de mon clavier. Habituellement, le seul bruit du mécanisme me fout la pétoche et m’angoisse, mais là, la cavalcade de cette faucheuse me rappelle des symphonies folles emplies de terribles walkyries et autres chevaucheuses.
Et vlam !

Photo d’Asthenop


 

Tout et peu importe quoi

Absinthe était un webzine mensuel. Sa collection « Corbeau » reprenait des textes sombres.  « Tout et peu importe quoi » a été éditée en 2014 dans le numéro Corbeau – Littérature noire n°3, il n’est malheureusement plus disponible à la lecture.

Extrait :

crow-456996_1280-photo-Sweetaholic— Où vous trouviez-vous, Monsieur Stombard, hier matin entre cinq et six heures trente ?
— Chez moi, et je vous l’ai déjà dit quand vous êtes venus m’arrêter pour m’interroger.
— Nous ne vous avons pas encore arrêté. Nous sommes seulement venus vous chercher, car vous n’aviez pas répondu à notre première convocation, hier après-midi. Le choc, l’émotion du décès de votre femme, nous comprenons. Tout comme vous comprendrez que je dois insister en vous demandant si quelqu’un peut témoigner que vous n’avez pas quitté votre domicile.
— À part un fantôme ? Non, personne. J’étais au lit. Seul. Je suis… seul depuis qu’Anaïs m’a quitté. Depuis qu’elle m’a abandonné. Vous êtes marié, Inspecteur ? Non ? Moi, pour elle, j’aurais fait tout et n’importe quoi. Tout et m’importe quoi…
— Et l’avez-vous fait ?
— Causer sa mort ? Vous croyez que je suis trop idiot pour ne pas comprendre vos sous- odieux entendus ? Mais il s’agit de ma femme dont vous me parlez ! De ma femme ! De l’amour de ma vie !

Photo de  Sweetaholic


L’Heure où chutent les anges

Le 21 décembre 2014 correspondait à la fin du calendrier maya, et pour certains, il s’agissait de la fin du monde.
C’est dans le cadre de cette apocalypse annoncée, qui s’est avérée une grande farce médiatique, que le webzine Vampires & Sorcières proposait son Hors-série n°4.
« L’Heure où chutent les anges » s’inscrit donc dans cette thématique.

Extrait :

comets-639574_1280-skeezeLes sirènes lancent leurs stridulations insoutenables depuis les toits des immeubles, pourtant nul ne les écoute. La frayeur et l’adrénaline se déchaînent dans les corps. Tout le monde court, hurle, se bouscule. Les klaxons jouent comme des fous pour traduire la terreur des conducteurs prisonniers des embouteillages. Chacun veut quitter la ville. Fuir ! Partir !
Lui aussi ressent une angoisse profonde. Il contemple la montre du tableau de bord de sa voiture. L’indication « 20 h 38 » clignote. Voilà donc vingt minutes qu’il est coincé dans cette quintuple file de véhicules alors que l’avenue ne compte que trois voies. Ses intestins se tordent. Il tapote le volant. Son regard se déporte de cette décapotable rouge stationnée devant lui et dont toute la capacité de course ne peut vaincre le glas d’un levier de vitesse bloqué au point mort. Il contemple les gens à travers sa vitre baissée. Ils pleurent, ils crient, ils se bousculent et se piétinent. Une boutique de téléviseurs offre aux passants le son d’un haut-parleur et la façade kaléidoscopique de ses multiples écrans composant une immense image. Devant les caméras, un homme inquiétant, au visage couvert de tatouages et aux yeux noirs hallucinés, égrène de sa voix râpeuse ses sinistres prédictions.
— On nous a pris pour des illuminés, des imbéciles et des crédules. Cependant, en ce 21 décembre 2012, la fin du monde est là et bien là ! Le châtiment des cieux va s’abattre sur la planète à 21 h 21 précise ! Vous ne pourrez fuir nulle part ! C’est trop tard ! La comète de l’Apocalypse fonce vers la Terre et les essais calamiteux des gouvernements pour enrayer sa chute n’ont conduit qu’à la morceler en autant de fragments meurtriers ! Voilà les Anges de la Destruction ! Leur venue signe la fin du monde ! Pleurez, priez et criez !

Illustration de Skeeze 


Héritage

Cette nouvelle écrite dans le cadre du défi « les 24 heures de la nouvelle« , ce texte s’inscrit dans l’uchronie de Heaven Forest pour offir un récit d’aventure, d’action et de fraternité.

Extrait :

clock_photo_de_Digerman_dite_libre_de_droit_sur_le_site_pixbay— Ta main, Kyle.
Sans réfléchir, l’enfant tendit sa paume. Un objet lourd vint s’y poser et son père lui referma les doigts dessus.
— Mon plus grand trésor. Mon bien le plus précieux. Pour toi, Kyle.
Il existait un étrange trémolo dans la voix grave de l’adulte. De l’émotion ? Et cet aspect brillant dans le regard de son père… des larmes contenues ? Perturbé, Kyle tentait de décrypter le visage de son géniteur, mais le masque était retombé sur les traits de l’homme.
— Qu’est-ce que c’est ? voulut savoir Wilson, chez qui la curiosité et la convoitise rivalisaient souvent.
Kyle rouvrit sa main et découvrit une montre à gousset finement ouvragée. Des oiseaux gravés la décoraient, des mésanges, des rouges-gorges et d’autres étourneaux que Kyle ne savait nommer. Il ouvrit le couvercle doré et découvrit le clic-clac des engrenages qui tournaient et s’engrenaient. Pas de fond blanc pour dissimuler le mécanisme, mais trois aiguilles et aucune qui ne trottait. Pourtant, Sir William Whistle avait fait sa fortune dans l’horlogerie. Du travail à l’arrière d’une petite boutique de Darkwood, il s’était hissé jusqu’à la tête de l’une des entreprises les plus réputées de Double Breytain.

Illustration de Digerman


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