Boutique : Les cordes écarlates

Présentation

Les Cordes écarlates
Edition par fantasmagorie, juin 2015
Nouvelle 0,99 € (numérique) et 10 euros en papier à travers l’anthologie de fantasmagorie 2016.

Lors du concert donné à l’occasion de l’anniversaire princier, l’incroyable se produit : Artzal, jeune musicien prodige, réussit à envoûter le public avec l’Hume Ecarlate. La première note émise par le singulier violon blanc aux cordes écarlates conquiert aussi bien le cœur du mélomane que celui du quidam le plus ignorant en musique.

Seuls Artzel et son maître savent que cet hymne est spécial, car depuis qu’ils l’ont entendu, cette mélodie ne cesse de les hanter. L’ennui, c’est que la partition est incomplète. Bientôt, le désir d’en connaître les notes suivantes tourne à l’obsession. Mais quand la folie guette, nul ne sait sur quel pied danser…

Où trouver cette nouvelle ?

Via le net :

Disponible en papier et numérique sur le site de fantasmagorie
Elle est aussi disponible en numérique sur Amazon, sur Kobo, à la fnac.

Extrait :

Un cri déchirant jaillit du violon.
Dans la salle de banquet, les langues s’immobilisèrent.
La note suivante vrilla les pensées des spectateurs présents.
Puissante.
Incroyablement pénétrante.
L’archet entama une suite de trois autres longues plaintes bouleversantes.
Les yeux étaient rivés vers la scène et vers ce jeune artiste aux paupières closes et qui tenait cet hypnotique violon blanc dont les lamentations résonnaient dans tous les cœurs, dans tous les esprits, dans toutes les âmes.
Dans cette salle de banquet où l’on fêtait un glorieux et princier anniversaire, un instrument de musique pleurait. Sous les voûtes, s’éleva peu à peu la mélopée funèbre du violon blanc. Un sanglot vibratoire chargé de désespoir, de lassitude pour l’existence et ses éphémères illusions. Un hymne à la vie qui s’en va et à la mort qu’on attend impatiemment.
Une déchirure pour le corps et l’âme.
Dans la salle du banquet, plus personne ne se révélait capable d’un geste, d’une pensée cohérente. Émotions, mots, raisonnements se trouvèrent happés dans l’attention sans partage que réclamaient les cordes vermeilles saignées par le crin blond et rugueux de l’archet. Un hymne suicidaire.
Poignant. Suffocant. Oppressant.