L’alinéa, un truc de vieux ?

L’alinéa est ce léger retrait, de la longueur de quelques lettres, que l’on peut noter lors de la première ligne d’un paragraphe.

Or, il est souvent confondu avec la fonction « tabulation ». Non, un alinéa n’est pas à réaliser par une tabulation. Or, la tabulation est malheureusement une unité qui s’importe d’un logiciel à l’autre. C’est-à-dire que lorsque vous passez le texte sur un logiciel éditorial, la tabulation choisie par l’écrivain risque d’être incluse dans le transfert. Et cela va faire très moche. Surtout qu’il faut se rappeler que la plupart d’entre nous écrivent sur des formats A4 et qu’un roman est le plus souvent en A5. Donc la tabulation prend alors une longueur visuellement aberrante.

Pire, la fonction « recherche » des traitements de texte a beaucoup de mal à détecter les tabulations. Il faudra donc toutes les retirer à la main. L’horreur absolue !

Oubliez donc les tabulations, créer des alinéas uniquement avec la fonction « style » de votre logiciel d’écriture. Il faut passer par les options « Style : modifier le paragraphe », pour valider l’alinéa (alias : « retrait première ligne de x cm »).

Mais franchement, un alinéa, c’est un truc de vieux, non ? Ça ne sert à rien ! Pitié, je ne vous ai pas entendu dire cela !
L’alinéa est très utile, surtout pour les auteurs qui ont la fâcheuse tendance à écrire des paragraphes presque aussi longs qu’une page A5 ! Tout d’abord parce qu’il permet de mieux saisir la taille des paragraphes. L’alinéa aère visuellement un texte. Il permet au lecteur de savoir sur combien de lignes, il va devoir retenir son souffle. Il marque un effet visuel qui déjà lui indique si le rythme va être rapide, contemplatif, nerveux ou tranquille. Il transfère donc aussi des émotions.

Au total,
* Je marque d’un alinéa tout nouveau paragraphe.
* Je jure de ne plus utiliser de tabulation pour créer un alinéa
* Je programme mes options de styles pour intégrer l’alinéa que je souhaite.

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